jeudi 9 novembre 2017

Survivre après ça...


Aujourd'hui je reviens pour vous parler d'une chose, pas de beauté ou de mode mais plutôt de ma propre expérience, parce-qu'il est temps que je le mette noir sur blanc... Ça fait des mois que je me torture à savoir ce que je vais dire et ce soir je suis là a le taper sans vraiment avoir de plan ça va encore être un bazar sans nom ! Peut-être que certaines l'ont remarquées  mais ces deux dernière années le blog a tourné au ralentis voir s'est arrêté, j’en avais vaguement parler... Et bien aujourd'hui je peux vous raconter un peu plus en détail.

Le 27 juin 2015,

la date où tout s'est arrêté, la date où le temps s'est arrêté... 

Je me suis préparé à sortir avec mon chéri, nous sommes allés au restaurant et dans la soirée je me suis faite agressé... Le plus triste dans tout ça, c'est que ça soit lui, ma moitié celui en qui j'avais le plus confiance, celui que tout le monde aimait.



Après ça, mon cerveau n'a pas supporté il ne comprenait pas, je ne comprenais pas ! 
Depuis des années, depuis le collège ? On nous parle de ça, on voit des reportages, des affaires au JT... Je suis censé savoir ce que sais mais mon cerveau refuse de voir la vérité en face, ça vient de m'arriver, rien que d'y penser je me sentais couler. 
En sachant ce que j'allais potentiellement devenir, j'ai appelé une amie à qui j'ai tout raconté car malgré ça j'avais des doutes, oui, je voulais qu'elle me confirme ce qui m'était arrivé. 
Les jours qui suivirent étaient si dur à supporter, tout paraissait si compliqué, mes recherches de psy', faire mes courses, manger, respirer...
C'est ce qu'on appelle l'état de stress post-traumatique (ou ESPT) il y a une liste assez longue mais pour ma part l'anxiété h24, étourdissements, sursauts au moindre bruit, pleurs, perte de mémoire et surtout une perte d'envie, tout ce que j'aimais et bien c'est simple je n'aimais plus rien plus envie de quoi que se soit... La dépression


Les semaines qui suivirent, n'était pas des plus facile, en y repensant maintenant je me surprends moi-même car avant que tout ça n'arrive je m'étais promis de partir en vacances. Je me suis fais violence comme on dit, je suis partie à la mer quelque jours dans une ville déserte et malgré cette peur en permanence je suis persuadé que ces quelque jours m'ont aidés, car en rentrant chez moi malgré la peur de sortir de chez moi elle était plus supportable.


La première année fut compliqué, mentalement ça n'allait pas, je n'avais pas encore trouvé le bon psy' et physiquement tout se pété mais vraiment (4 entorses), plusieurs aller-retour chez le médecin car je tombais tout le temps malade, c'est à cette époque que j'ai commencé les anxiolytiques... Mais c'est en faisant des aller-retour chez le médecin que je lui ai demandé si il pouvait me conseillé un psy' et ce fut la bonne. Pour le coup je n'ai plus eu besoin d'anxiolytique je suis passée directement aux anti-dépresseurs, pour trouvé le bon traitement... C'est long. 3, 4 semaines de prise avant de savoir si ça fonctionne... J'étais mal...
Un mélange de colère, de tristesse, de questionnements en continu avec ces merveilleux ESPT, de quoi devenir fou!

 Le second médicament fût le bon, avec, je me sentais bien voir zen, moins parano (oui car entre temps j'étais devenu parano, je surveillais mes arrières, je ne faisais tellement plus confiance aux autres alors imaginais un peu ce que je pouvais penser des inconnus dans la rue ?) 
Mais il y avait un inconvénient, la fatigue, j'étais souvent fatigué, le sédatif y était sans doute pour quelque chose... Et ça a durée un peu plus de deux ans...
J'avais l'impression de vivre à moitié, car l'autre moitié je l'a passait dans mon lit. 
Et un jour j'ai arrêté d'en prendre, a prendre avec des pincettes car c'est très dangereux d'arrêter d'un coup c'est du quitte ou double ! 
J'avais auparavant avec décision de ma psy' diminué les doses, forcé de constaté que c'était insupportable j'étais revenu aux doses normal. C'est juste que j'ai eu un ras le bol, plus de deux ans s'était écoulé et je voulais aller toujours plus vite, l'envie d'aller mieux ! Arrêter d'avoir peur, peur des autres et même de moi-même. 
Car oui aussi mauvaise soit-elle c'est une expérience, une expérience qui m'a eu de plein fouet, qui m'a changé elle m'a rendu plus sensible, plus énervée, plus dur et je le dois à lui... 



Aujourd'hui je peux dire que je vais mieux, que c'est possible d'aller mieux même si ce n'est exactement comme avant j'ai envie de tester de nouvelle choses, j'ai envie de rencontré de nouvelles personnes, j'ai envie de blogué.

Le but de cet article n'est pas de me faire plaindre mais bien de partager, partager mon expérience que cela soit positive ou non, de dire que même après ça il ne faut pas arrêté de vivre, qu'il est possible de vivre comme avant.
Parlez-en, ne gardez pas ça pour vous, ça vous détruiras, quitte à vous entrainer, le meilleur moyen c'est d'en parler (tient ça fait très pub mais c'est vrai !).




Liste de numéros 
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Mais sachez que vous n'êtes jamais seul(e)



9 commentaires:

  1. Je suis peinée de lire ce qui t'es arrivé, mais contente de voir que malgré tout ça commence à aller mieux. Bon courage :***

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  2. A l’époque, j'avais compris qu'il t'étais arrivé un truc pas drôle. C'est horrible... C'est bien de lire que tu va mieux maintenant!

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    1. Oui j’avais vaguement raconter mon désespoir je crois, c’est pas facile de dire ce qui ne va pas sans vraiment l’expliquer.
      Mais maintenant je me sens un peu plus en phase pour pouvoir en parler ici :)

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  3. Ma jolie Ako, Je suis si heureuse de t'avoir rencontrer cette année. Et je te soutiendrai à l'avenir. Je suis heureuse que tu arrive à en parler et à avancer. Plein de courage et je suis la si tu en as besoin. Plein de bisous et j'ai hâte qu'on puisse vivre de belles aventures ❤

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  4. Quelle horreur, je suis tellement désolée d'apprendre ce qu'il t'est arrivé.
    On parle de plus en plus des harcèlements/agressions des femmes et la parole se libère. J'espère que cela va aider dans le futur que tout cela ne se reproduise plus. Les hommes ont besoin d'être (ré)éduqués, dans cette société qui prodigue la culture du viol.
    Courage à toi jolie Ako, tu as déjà parcouru un sacré bout de chemin

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